Qu’est ce qu’on attend pour garantir les droits des femmes?
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Exigeons une Europe de l’égalité !

En moyenne, les femmes européennes gagnent 16% de moins que les hommes, avec des pics à 33% dans certains pays, même quand elles sont plus diplômées. Contrats précaires, temps partiel subis : les femmes sont en première ligne. Le taux d’emploi des femmes diminue lorsqu’elles ont des enfants alors qu’il augmente pour les hommes.
Ces inégalités ont en outre un impact durable : les femmes cumulent moins de droits pour leur retraite et autres prestations sociales. Lutter contre ces inégalités est une priorité et les politiques doivent donner l’exemple.
Dans un contexte d’inégalités au travail et de répartition inégalitaire des tâches domestiques entre hommes et femmes, les congés d’accueil de l’enfant sont un élément clé d’une politique d’égalité entre femmes et hommes. C’est pourquoi il est nécessaire de mettre en place une politique d’accueil des jeunes enfants au niveau européen.

Défendons le droit à l’avortement et le respect des droits sexuels et reproductifs

Le droit à l’avortement que l’on croyait acquis tend à s’effriter. Alors que plusieurs gouvernements conservateurs tentent de restreindre toujours plus les droits des femmes, en particulier l’accès à l’avortement, l’Union européenne doit les garantir avec fermeté. Il est temps de garantir définitivement aux femmes le droit de disposer de leurs corps. Si en France nous devons lutter contre la fermeture de centres IVG et contre la double clause de conscience qui permet à quelques médecins de refuser de pratiquer un avortement, ailleurs c’est une majorité de médecins qui le refusent. Ainsi, en Italie, 7 professionnels de santé sur 10 refusent de pratiquer des IVG, en Pologne, il faut une prescription médicale pour accéder à une contraception d’urgence et à Malte, l’avortement est toujours interdit.

Non, l’avortement clandestin n’est malheureusement pas un cauchemar du passé. C’est encore une lutte au sein de l’Union européenne et nous devons agir collectivement pour la gagner. Les Etats européens ont le devoir de respecter et protéger les droits sexuels et reproductifs : une Union Européenne féministe, c’est une Union qui garantit ce droit fondamental.

Éradiquons les violences sexuelles et sexistes

Plus d’une européenne sur 3 a subi au moins une forme de violence physique et/ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans et une sur 20 a été violée. 75 % des femmes occupant un emploi professionnel ou un poste de direction ont été victimes de harcèlement sexuel. Par peur, par honte, ou parce qu’elles ne sont pas convaincues que la police sera efficace pour les aider, seulement 30 % des incidents majeurs de violence sexiste sont signalés par des femmes.

Les écologistes défendent la Convention d’Istanbul : ce traité est le seul à avoir reconnu que la violence contre les femmes est une atteinte aux droits humains. Il aborde toutes les formes de violence à l’égard des femmes et définit les mesures nécessaires pour les protéger dans toute l’Europe. Il diffère des autres traités internationaux car il met en œuvre des politiques globales et coordonnées entre les organismes nationaux et gouvernementaux, en adoptant une approche transfrontalière pour agir contre les violences faites aux femmes.

#MeToo, #BalanceTonPorc

#MeToo, #BalanceTonPorc, … ces affaires ont (enfin) mis en lumière l’ampleur des violences sexistes et sexuelles. Mais la réaction politique n’est pas à la hauteur et les violences sont encore largement banalisées par les comportements quotidiens, les institutions, ainsi que par une partie des médias et de l’opinion publique.

Les violences sexistes et sexuelles s’exercent partout. Elles sont le révélateur et le moyen par lequel s’exerce la domination sur les femmes dans nos sociétés qui restent profondément patriarcales.

Aucune société d’égalité ne peut émerger sans une lutte constante contre les violences sexistes et sexuelles. Comment peut-on prétendre renforcer la démocratie en Europe sans garantir les droits de la moitié de sa population ? Les événements démontrent qu’il reste encore beaucoup à faire, partout, et y compris en France : c’est une politique publique globale qu’il nous faut pour éradiquer les violences contre les femmes.

Le combat est d’ampleur. Le besoin n’est pas tant de faire évoluer les lois que de les faire appliquer : ce sont les mentalités et les comportements qu’il faut changer. Faire cesser les violences faites aux femmes et les inégalités, ça n’est pas seulement donner des droits aux victimes, c’est aussi prévenir les comportements violents ou stigmatisants, quels qu’ils soient.

Ensemble, nous pouvons faire de l’Europe un espace de liberté pour toutes les femmes, qui garantisse leurs droits et permette l’épanouissement de tous.tes !

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