Élection de Grenoble Alpes Métropole : Ferrari, une stratégie d’alliance politique qui mène droit dans le mur !
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Les français·es ont encore en tête les très bons résultats des écologistes en Rhône-Alpes, notamment à Grenoble, où Eric Piolle, a été largement réélu (53,13 % dans une quadrangulaire).
Pourtant vendredi dernier, le 17 juillet, lors de l’élection de la présidence de « Grenoble Alpes Métropole », un coup de couteau a été donné à la majorité écolo-citoyenne par Christophe Ferrari, l’ex-PS. Celui-ci, en minorité, malgré le soutien des élu·es marcheurs·ses au premier et second tour, a profité d’une alliance de circonstance au 3e pour se faire élire avec les votes des élu-es LR, RN et Carignonistes !
 
Monique Cosson, co-Secrétaire d’EÉLV Rhône-Alpes déclare : « Ce qu’il s’est produit vendredi en conseil métropolitain à Grenoble est le résultat d’une tambouille politique qui n’honore pas celui qui la pratique. Au lieu d’accepter le signal fort des électeur·trices qui ont placé l’écologie en tête, le président sortant a préféré  organiser un barrage face à l’écologiste Yann Mongaburu. En se maintenant coûte que coûte au 3e tour et en récupérant les votes des libéraux, de la droite productiviste, de la droite dure incarnée par l’ancien maire condamné Alain Carignon, ainsi que du RN, Christophe Ferrari n’arrive décidément pas à prendre le virage écologiste et démocratique, et préfère déchirer la majorité métropolitaine sortante à son seul profit : conserver son poste ! Comment gouvernera-t-il avec la crise institutionnelle qui s’ouvre, alors que Grenoble, Échirolles et Saint Martin d’Hères (les 3 plus grosses communes du département) ainsi que de nombreuses petites communes, pesant près des deux tiers des habitant·es de la métropole sont aujourd’hui dans l’opposition ?  »
 
Pour Maurice Morel, co-secrétaire d’EÉLV Rhône-Alpes : « Grenoble, forte de plus du tiers des habitant·es de la Métropole, a, depuis 2015, joué le jeu métropolitain, et a été largement motrice de son développement en participant avec enthousiasme à la majorité. En 6 ans, les avancées ont été nombreuses et le bilan de la majorité sortante conduite pourtant par M. Ferrari et les écologistes est bon : le plan Climat,  la création d’un grand syndicat des mobilités à l’échelle de l’aire urbaine présidé par Yann Mongaburu, en obtenant les accords des intercommunalités voisines, les mesures fortes pour la qualité de l’air, l’émergence d’un pôle public intercommunal de l’eau et de l’énergie, une politique de l’habitat volontariste, un plan local de l’urbanisme ambitieux réduisant fortement le grignotage des terres agricoles, le RLPi (Règlement de la publicité pour protéger nos paysages) le plus contraignant du pays… Christophe Ferrari, dorénavant réélu président grâce à son alliance avec ses ancien·nes opposant·es politiques durant le dernier mandat, ne peut  aujourd’hui gouverner sereinement.  »
 
« À la crise institutionnelle forte, s’ajoute donc maintenant la panne du projet métropolitain et un probable retour à un guichet communal, une super intercommunalité à l’ancienne » commente Ali Karakiprik, responsable des élections pour EÉLV Rhône-Alpes et grenoblois. Nous sommes pourtant convaincu·es que nous pouvons travailler avec un PS de gauche, qui a toute sa place sur la métropole de Grenoble. Le dérapage de Christophe Ferrari est malheureusement symptomatique d’une stratégie des places plutôt que des projets. Nous écologistes, continuerons à faire de la politique autrement. Il nous sera impossible de travailler à l’avenir avec des égos plus gros que le projet. Nous saurons garder le cap vers des territoires écologistes, de justice sociale, démocratique. »

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