Communiqué de presse : Condamnés pour avoir dénoncé le risque nucléaire !
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Ils avaient escaladé, le 28 novembre 2017, les bâtiments des piscines d’entreposage de combustible atomique usé, dans la centrale nucléaire de Cruas-Meysse en Ardèche. Après le procès à Privas (Ardèche) du 17 mai 2018, le verdict a été rendu ce jeudi 28 juin : des mois de sursis et des dizaines de milliers euros d’amende (détails en fin de communiqué).

En entrant sur le site de la centrale nucléaire de Cruas, les militants de Greenpeace ont démontré
ce que EDF niait depuis de longs mois : la fragilité extrême des
hangars de stockage des déchets de combustibles.

« Par cette action illégale mais
légitime pour les habitants de Drôme ou d’Ardèche, les
militants de Greenpeace ont réalisé un audit  »grandeur nature »
pour les riverains »
expliquait David Cormand secrétaire national EELV. « Je suis venu soutenir les
militants de Greenpeace lors du procès à Privas et je les
soutiens encore aujourd’hui. C’est mon rôle, en tant que
représentant de l’écologie politique en France, de dire
combien ces personnes font avancer le débat sur les problèmes
du nucléaire
. Grâce à leur démonstration on connaît
la fragilité des centrales en termes de sécurité. »

Christian Moyersoen, éleveur ardéchois et membre du bureau d’EELV Rhône-Alpes rappelle « les députés
se sont depuis emparés de ce débat en commission d’enquête
parlementaire à l’assemblée.
Les lanceurs d’alerte,
militants de Greenpeace démontrent par leurs actions des
insuffisances avérées de sécurisation des installations
atomiques pour protéger les habitants. En les condamnant à de
la prison, on va à contresens car c’est EDF qui devrait être
condamné ici.
L’état, propriétaire d’EDF, fait
courir un risque majeur pour les territoires, les populations et
l’économie, en prolongeant des centrales nucléaires périmées
.Depuis 40 ans le monde et les technologies ont changé,
les centrales nucléaires sont sans avenir et créent une
dévalorisation de nos territoires ! »

Florence Cerbaï, conseillère régionale écologiste Auvergne Rhône Alpes de l’Ardèche (groupe RCES) souligne : « L’engagement exemplaire des activistes de
Greenpeace nous rappelle que nous pouvons et nous devons tous
agir à notre niveau, citoyens ou élus locaux, quand le
gouvernement joue insuffisamment son rôle de protection face
au risque nucléaire !
En tant qu’élus écologistes,
nous déposions il y a quelques jours un amendement pour que la
Région aide les communes à intégrer le risque nucléaire dans
leur plan de sauvegarde. Un accident est possible, il nous faut
l’anticiper !»

Nadine Reux, secrétaire régionale EELV Rhône-Alpes, rappelle « Les lanceurs d’alerte dénoncent un
danger qui nous concerne tous, puis ils subissent régulièrement
des verdicts sévères. Ils sont condamnés à de la prison. Il nous
faut les protéger et les soutenir. »

Condamnations : Relaxe pour Yannick Rousselet, 4 mois de prison avec sursis pour tous les activistes sauf les 3 avec un casier judiciaire qui ont 4 mois avec sursis avec mise à l’épreuve de 18 mois. Greenpeace condamnée à 50 000 € de préjudice moral et 10 000 € de préjudice matériel.

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