Assises de la Santé – En attendant la suite
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Au delà de la satisfaction d’avoir organisé en Rhône-Alpes la journée « Agissons ensemble pour une santé globale » qui a permis des moments de dialogue avec d’autres partis, associations, participants à la « Marche vérité et justice pour la santé environnementale », syndicats et la société civile, nous souhaitons poursuivre l’organisation de débats, occuper l’espace de la pensée politique et élaborer des propositions pour un projet politique écologique et solidaire.

Si cette synthèse rend compte des expressions et propositions exprimées pendant la journée, certaines méritent une réflexion plus aboutie pour déboucher sur un programme consensuel.

Nous souhaitons également mettre en avant quelques réflexions afin d’aller plus loin.

Convergences entre les participant.e.s

Globalement, on a pu constater une convergence des points de vue entre la centaine de participant-e-s sur l’approche globale de la santé. L’élaboration de plateformes réactualisées, bases programmatiques d’un mouvement de l’écologie politique, devront passer par de nouveaux temps d’échanges pour stabiliser ce qui fait l’objet d’engagements et ce qui doit être écarté.

Certaines propositions ont émergé de plusieurs ateliers, signe de leur transversalité :

  • Sensibiliser les citoyens à la santé, en ciblant les sujets selon les groupes.
  • Inscrire l’éducation à la santé dans tous les programmes scolaires.
  • Refonder la formation des professionnels de santé et y intégrer la santé-environnementale.
  • Renforcer les lobbies qui mettent la santé de tous au centre de leur action.
  • Créer une mission interministérielle en santé-environnement et supprimer les cloisonnements.
  • Contraindre toutes les décisions politiques à prendre en compte leurs conséquences sur la santé.

Points de divergence entre les participant.e.s

Les quelques divergences constatées ne sont pas apparues du fait des représentants présents d’autres partis politiques. Il s’agissait plutôt de querelles d’experts sur des modes d’approche, ou de positions sans alternatives, portées par certaines associations organisées en lobbies, comme par exemple sur la prévention, l’éducation à la santé, ou sur la politique vaccinale.

Axe programmatique principal de la journée

La santé globale, compte tenu de l’intérêt qu’y porte une immense majorité des Français-e-s devrait figurer très haut dans les priorités d’action d’un mouvement de l’écologie politique. Nous avons une approche originale dans laquelle peuvent se retrouver des millions de personnes, citoyen-ne-s, professionnel-le-s, élu-e-s… des relais et des porte-paroles qualifié-e-s pour la porter à la connaissance de tou-te-s.

Nous proposons certainement la meilleure réponse, à côté de mesures juridiques, à la crise sanitaire actuelle créée par l’activité humaine. Celle-ci génère des épidémies de maladies chroniques, au même titre que les perturbations climatiques, la perte de biodiversité, l’épuisement des ressources naturelles, etc.

Il apparaît indispensable de travailler à toutes les échelles, en faisant coopérer l’ensemble des acteurs concernés, afin que toutes les propositions politiques tiennent compte de l’humain, et qu’elles protègent la santé de chacun.

Alliés potentiels : associations, syndicats, catégories socioprofessionnelles, usagers

La santé globale nécessite des actions conjuguées avec les usagers, les acteurs professionnels, sociaux et politiques.

Il faudra inventer avec les usagers de nouvelles mises en œuvre du concept de démocratie sanitaire.

Les élus locaux peuvent également être mobilisés pour des approches territoriales.

Parmi les professionnel-le-s et les soignant-e-s on peut renforcer les alliances avec certains syndicats et associations professionnelles, mais nous avons du chemin à faire pour vaincre les oppositions des autorités de santé.

La création de liens entre tous les niveaux de décision est indispensable : Europe, différents ministères, régions, départements, communes, représentants des professionnels et des usagers…

Formes de coopération entre forces politiques et associations participant aux assises

Plusieurs coopérations sont envisageables :

  • Des séminaires d’approfondissement identifiant les actions à mener et à prioriser.
  • Des sessions de travail pour approfondir un sujet, avec la chaîne de décisions, les implications diverses… et aboutir à des propositions concrètes, réalistes et argumentées.
  • L’organisation de campagnes d’interpellation ou de sensibilisation, pour les faire adopter par des majorités citoyennes ou culturelles.

Formes organisationnelles

Les mouvements politiques peuvent mettre en place des espaces et des modalités permanentes de dialogue et d’échange, avec la production de documents diffusant sous divers supports le fruit de ces travaux.

Les démarches de type « consultations citoyennes » sur des sujets bien cernés touchant la santé sont à développer.

Les moyens des commissions thématiques sont à renforcer, notamment en rendant possible leur implantation régionale, lieu de dialogue de proximité.


L’écologie apparaît comme la réponse évidente à la crise sanitaire car elle porte une vision de la santé humaine dépendante de la santé de l’écosystème. Nous avons besoin de rassembler toutes les forces de l’écologie qui œuvrent dans le même sens, d’arrêter de penser qu’il y a les vrais écologistes et les autres. Travailler avec de nombreux autres pour aboutir à un projet qui réponde véritablement aux enjeux globaux qui nous concernent tous permettra de trouver ensemble des solutions.

Le thème de la santé est par essence transversal et susceptible de nourrir la réflexion sur la construction d’un mouvement élargi et rénové de l’écologie politique : un mouvement qui apporterait des propositions stimulantes dans ce domaine paraît pouvoir susciter un intérêt politique au delà des clivages habituels.

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