Assises de la Santé – Atelier 7
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Comment bien accompagner la perte d’autonomie ?

Animateur :
Florence RHODE

Intervenant-e-s :
– Bertrand ARTIGNY, élu à la Métropole Grand Lyon
– Pierre HÉMON, élu à la Métropole Grand Lyon – ancien adjoint au maire de Lyon délégué aux personnes âgées
– Corinne MATIGNON, directrice d’un foyer logement

À propos…

La perte d’autonomie c’est…

La perte d’autonomie ce n’est pas…

  • physique ou psychique
  • que lié à l’age.
  • à des degrés variables : besoin d’une canne, de deux cannes, d’un fauteuil
  • Ce ne devrait pas être l’exclusion, la stigmatisation, la sénilité.
  • la perte de toutes les fonctions qui permettent d’assurer le quotidien
  • la perte d’une ou plusieurs facultés sensorielles
  • le besoin d’aide humaine ou technique
  • la dépendance à un tiers
  • la loose
  • ne plus pouvoir faire ce que l’on pouvait faire avant

 

Accompagner la perte d’autonomie c’est..

Accompagner la perte d’autonomie ce n’est pas…

  • aider les accompagnants ;
  • l’abandon ;
  • adapter l’habitat, la ville, les locaux publics ;
  • le déni des malades ;
  • une présence, la solidarité ;
  • faire à la place de ;
  • des structures d’accueil adaptées ;
  • l’infantilisation.
  • suppléer les personnes ;
  • un relais dans le quotidien.

La parole aux personnes ressources

[Bertrand Artigny]

La question est plutôt comment on gère la dépendance ?
Il y a souvent un refus de la perte d’autonomie donc un deuil à faire.
Il y a une dimension individuelle et collective pour la réponse.
La question est globale. La perte peut être physique, psychique et/ou intellectuelle.
Si on aborde la question à partir de la perte d’autonomie on prend les choses de façon négative. Si on aborde la question de la gestion de l’accompagnement de la dépendance on prend les choses de façon positive.
La loi de 2005 est plutôt bien faite mais il faut demander à ce qu’elle soit appliquée.
Les structures sont en difficultés financières. La baisse de l’accompagnement a des conséquences d’autant plus fortes pour les familles fragiles.
Les aidants familiaux sont à un moment dépassés il faut les former. La désocialisation est un gros problème.
Dans les lieux de culture de sport et de vie publique, les personnes ne sont pas formées à l’accueil des personnes dépendantes.
Mieux structurer les institutions pour travailler la sociabilisation et améliorer l’accueil des résidents.

[Pierre Hémon]

On fait peur aux gens en leur disant tout le monde va être dépendant.
500 000 personnes en EHPAD. Seulement 10 % des personnes y passent.
Là où il y a le plus de maltraitance c’est dans les familles.
Le maintien à domicile est souvent du confinement à domicile.
Comment faire pour que ces personnes gardent une vie sociale ?
Ce qui est faux, c’est de dire que vieillesse = dépendance.
Aujourd’hui à 85 ans on est comme à 65 ans en 1960.
Il n’y a pas assez d’établissements et le taux d’accompagnement est très faible en EHPAD.

[Corinne Matignon]

On parle d’accompagnement des personnes âgées d’un côté technique mais pas du tout sur un plan relationnel et lien social
On parle beaucoup d’aide à domicile mais c’est juste pour pallier un déficit (se nourrir, se soigner, se laver…) mais jamais pour proposer un projet de vie.
Recréer du lien permet de sortir du quotidien et des soucis de santé.
Les métiers de l’animation de proximité en structure ou à domicile doivent être développés.

Participant :
Il faut obtenir le droit à notre ultime liberté, le droit de mourir dans la dignité.

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