Assises de la Santé – Atelier 6
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Et la santé des jeunes ?

Animateur :
Benjamin BADOUARD

Intervenant-e-s :
– Alice BOSLER, Jeunes Génération•S
– Daniel CALDERÒN, Podemos
– Michel DEBOUT, Professeur de médecine spécialiste des risques psycho-sociaux de la jeunesse
– Margaux MARECAT, Mouvement Jeunes Communistes
– Alexandre VOISIN, Jeunes Écologistes

À propos…

La santé des enfants est gérée par les parents. Il faudrait de ce point de vue une éducation à la santé auprès des parents. On peut constater un manque de moyens en santé scolaire, en tant que médecine de prévention.

Une politique de prévention dès le plus jeune âge devrait passer par la qualité de l’air, de l’eau, de ce que l’on mange : une réelle prise en compte de la santé environnementale.

La santé des 16/25 ans pose la question de l’autonomie des jeunes. L’âge de la majorité a été avancé à 18 ans, alors que dans le même temps s’est éloignée la vie autonome des jeunes. La question importante est de savoir comment le jeune peut être autonome sur les questions qui touchent à sa santé (maladies chroniques, diabète, santé psycho sociale…). De nombreux jeunes n’ont pas recours aux soins (jeunes isolés, problème financier sans mutuelle…)

La période de l’adolescence est une nouvelle problématique dans la confrontation à l’autre, les relations aux autres jusqu’à la violence envers les autres, que l’on peut retourner contre soi. C’est aussi la période des essais, la période des tâtonnements. On tente, on est pris par la tentation qui peut aller jusqu’à la tentative de suicide. Une période de maturation qui comporte un risque.

L’essentiel demeure la prise en compte de la réalité psycho sociale du jeune et de le laisser faire sans qu’il prenne trop de risques.

Créer des espaces pour faire des expériences dans des cadres avec une surveillance.

Mais des centres de santé pour les étudiants ont été fermés, les Maisons des adolescents ne sont plus possible au-delà de 16 ans.

Il serait intéressant de mettre en place des rencontres préventives entre jeunes et adultes, des cadres proposés par des adultes autour de la question de comment l’on se rencontre.

Au niveau préventif l’éducation à la santé, à la sexualité est faite dans 25 % des établissements scolaires, actuellement confronté à des problèmes de financement.

Propositions des intervenants

[Alice Bosler], [Alexandre Voisin]

Les étudiants sont pris entre autonomie et dépendance. Financièrement il leur reste peu pour se soigner. 20 % d’entre eux n’ont pas vu de médecin pendant l’année. Les facultés proposent une médecine préventive, des rencontres avec des psychos, avec des gynécologues mais la liste d’attente est très longue. La SMERA propose une séance gratuite en psy, mais ce n’est pas très lisible pour les étudiants.
Il faut retenir un certain nombre d’actions en direction des étudiants : prendre en compte la précarité des situations / donner de l’information / agir financièrement et inciter aux soins.
Mettre en œuvre une éducation à la santé, qui serait enseignée au travers de l’éducation physique et sportive (pas seulement réduite à faire du sport). La santé n’est pas qu’individuelle mais correspond à être bien avec les autres (rapport de genres : trans, homos / problèmes d’identité…). Il y a un travail à faire sur la tolérance, l’éducation à la sexualité ce sont les enjeux pour constituer des citoyens respectueux.

[Michel Debout]

La France est le pays le plus tardif à reconnaitre le suicide comme un problème de santé publique. Il a fallu 20 ans pour créer un observatoire de la prévention du suicide. Beaucoup de jeunes tentent de se suicider (+ de 40 000 par an). Mais la cause essentielle de la mortalité des jeunes, c’est la mort accidentelle, la mort violente.
Chez les jeunes il y a en moyenne 15 % d’entre eux qui vont mal. Qui sont ces 15 % qui vont mal ? Ce sont souvent des jeunes qui subissent ou ont subi des violences sexistes ou du harcèlement. Comment déceler cette souffrance ? Souvent l’entourage dit qu’ils n’ont rien vu venir. Il y a des signaux faibles à repérer. Ce serait la place de psycho préventeurs dans les établissements scolaires, qui pourraient repérer ces signaux faibles et peser sur ces 15 % en mal être. Les professeurs ne sont pas à l’aise pour parler des problèmes de santé. Ils ne savent pas quoi faire. Ce n’est pas leur boulot. Les préventeurs pourraient également intervenir sur la santé environnementale.

[Daniel Calderon]

La drogue, l’alcool, les relations sexuelles et la question du financement de la santé font partie de la crise espagnole. Il y a 40 % de dépression, situations de stress.
Mais contrairement à la France les questions de santé en Espagne dépendent des régions. À Madrid il y a un service de santé gratuit pour tous. Il y a 16 centres à Madrid pour les jeunes, qui vont finir par fermer.

Nos propositions

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