EELV en soutien des lanceurs d’alerte de Greenpeace – Le 17 mai à Privas
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Les réseaux associatifs et syndicaux se mobilisent à tous les niveaux, les antinucléaires s’organisent. Privas sera un haut lieu du secret nucléaire le 17 mai. Les lois du silence sur l’énergie atomique ont été trahies, les lanceurs d’alerte sont de nouveau devant la justice.

Dans la petite capitale de l’Ardèche (moins de 10 000 habitants), à proximité des centrales atomiques seront réunis tous ceux qui sont indignés du procès fait par EDF (les lobbies du nucléaire et l’Etat) contre les lanceurs d’alerte de Greenpeace. Ils ont escaladé, le 28 novembre 2017, les bâtiments des piscines d’entreposage de combustible atomique usé, dans la centrale nucléaire de Cruas-Meysse en Ardèche. Ces activistes ont alerté la population sur l’extrême vulnérabilité, sur l’accessibilité facile des piscines d’entreposage et sur les risques nucléaires graves qui sont liés.

Les militants de Greenpeace France avaient déjà démontré la fragilité des protections de ces sites militaires en s’introduisant dans la centrale de Cattenom en Moselle le 12 octobre 2017. Ces bâtiments sont très chargés en radioactivité, ils sont très mal protégés face aux risques d’attaques terroristes.

L’association Greenpeace, un salarié et 22 activistes comparaîtront devant le tribunal de grande instance de Privas, suite à cette intrusion dans la centrale nucléaire, Nadine Reux, secrétaire régionale Rhône-Alpes, rappelle « Les lanceurs d’alerte dénoncent un danger qui nous concerne tous, puis ils subissent régulièrement des verdicts sévères. Ils sont condamnés à de la prison ferme ou avec sursis. Il nous faut les protéger et les soutenir. EELV s’associe aux très nombreuses associations et syndicats qui invitent à un grand rassemblement de soutien à Privas dès 8 heures ce 17 mai 2018 devant le tribunal de grande instance, David Cormand secrétaire national EELV et nos élus, seront présents

Photo : Greenpeace

Florence Cerbaï, conseillère régionale écologiste Auvergne Rhône Alpes (groupe RCES) souligne : « ces activistes méritent notre plus grand respect alors qu’ils interviennent, de manière militante, pour informer la population et pointer un danger. Ces piscines de combustible usagé, protégées par de simple toits de tôles, sont de véritables bombes à retardement. En cas d’acte malveillant, c’est un risque d’accident grave sur nos territoires. On ne peut demander aux populations de vivre avec cette épée de Damoclès, pour permettre à EDF de faire des économies. EDF doit renforcer la sécurité de ses centrales et bunkeriser les piscines de combustibles plutôt que poursuivre à nouveau les lanceurs d’alerte. Il faut rappeler que ces piscines sont saturées de combustible usagé, faute de solution de retraitement ou de stockage pour ces déchets nucléaires. Cela les rend extrêmement dangereuses. »

Christian Moyersoen, militant ardéchois et membre du bureau exécutif régional d’EELV Rhône Alpes poursuit, « Une commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires a été créée grâce à cette action d’information de Greenpeace. Les décisions qui seront prises devront protéger au mieux les populations, en attendant l’arrêt définitif du nucléaire, souhaité par EELV. »

RDV : Privas ce jeudi 17 mai 2018 dès 8h devant le tribunal de grande instance.

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